« Tu te formes au coaching ? Ah bon, tu vas quitter ton boulot ? » Au repas de famille, tu voulais juste qu’on te passe le sel et te voilà en train de rassurer ta tante sur ton avenir professionnel. (Soupir).
Formation au coaching pour managers : se former sans devenir coach
par Laurence Cordonnier
Sommaire
Pour la plupart des personnes que je forme, la réponse est non (bien sûr que non tu n’envisages pas de lâcher ta carrière d’avocate, RH, consultante en management, médecin ou marketeuse) !
Mes clients aiment leur métier. Ce qui les amène chez moi, c’est plutôt ce moment où un collègue ou un client vient leur demander conseil pour la troisième fois et où elles s’entendent lui donner, avec beaucoup de conviction, exactement le même conseil.
Ou alors, on se forme au coaching en mode « formation continue » ou montée en compétences, avec une envie naturelle d’aller plus loin, d’aider et d’amplifier encore son impact et ses résultats : effacer les résistances, obtenir une adhésion plus rapide, simplifier les relations (et, au passage, se construire pour soi une vie pro encore plus simple et enthousiasmante).
Se former au coaching est très souvent une continuité logique pour de nombreux métiers de service.
Voilà donc à quoi sert une formation au coaching pour managers ou quand on a déjà quinze ans de métier !
Quand le plus difficile n’est plus la technique, mais l’humain
Tu peux repérer une erreur dans un dossier de trente pages et rester perplexe devant les six personnes qui viennent de te dire « oui, oui, tout est clair ». Surtout quand, trois jours plus tard, tu découvres six interprétations différentes de la même réunion.
Plus tu connais ton métier, plus les autres viennent chercher ton avis. C’est précieux. Mais comment fais-tu la différence entre la personne qui a besoin de ton expertise et celle qui aurait surtout besoin que tu la laisses finir sa phrase ?
Formation au coaching pour managers : atelier court ou parcours long ?
Si tu as cherché une formation au coaching pour managers, tu as sans doute vu passer deux types de propositions : des formations courtes de « manager coach », de quelques jours, qui donnent des outils d’écoute et de questionnement (et c’est déjà très bien), et des formations longues pensées pour devenir coach professionnel.
Entre les deux, il y a exactement ce qui m’intéresse : une vraie formation au coaching, avec du temps, de la pratique et du travail sur soi, pour quelqu’un qui n’a pas forcément l’intention de changer de métier.
Parce que les outils, on les apprend vite, alors que sentir ce qui se joue dans l’inconscient, chez l’autre comme chez soi, demande un peu plus que quelques jours.
En résumé, si tu veux mieux mener ton prochain entretien individuel, un atelier de quelques jours peut très bien répondre à ton besoin. Tu y testes une reformulation, tu essaies une question ouverte et tu repars avec de quoi faire autrement mardi à 9 h.
Si tu sais déjà écouter, mais que ton réflexe de résoudre tous les problèmes revient dès que la pression monte, on va regarder surtout ce qui se passe entre les journées de formation.
Tu vas tester la posture de coach avec ton équipe, collègues ou clients, revenir avec une conversation qui a réussi ou qui a coincé et l’envisager sous le nouveau prisme du coach.
C’est cette boucle de résultats et d’expérience rapide qui m’intéresse dans un parcours plus long. (Après, quand je dis long, ma formation aux outils les plus puissants du coaching dure environ 8 mois, donc tout est relativement relatif !)
Avant de conseiller, vérifie ce qu’on te demande
Imagine : une collègue pousse la porte. « Je n’arrive plus à m’organiser. Tu ferais quoi, toi ? » Ton cerveau a déjà sorti son plus beau tableau de priorités, tu as presque envie de bondir de ta chaise, de sortir les post-its et toute ta gamme de Stabilo.
Alors que le coach, il pose juste quelques questions. Par exemple : « Raconte-moi la dernière fois où ton planning a déraillé. »
Ta collègue t’explique alors que trois responsables lui ont confié chacun un dossier urgent pour vendredi. Elle sait parfaitement s’organiser, c’est juste qu’elle n’a pas matériellement le temps d’accomplir les 3 et qu’elle n’a aucune idée de quelle deadline peut être négociée…
Alors si c’est à toi d’arbitrer, prends la décision et si pas, renvoie-la vers la vraie question ! Dans ce cas, une quatrième méthode de gestion du temps n’aurait aucun impact.
Autre situation possible : « J’avais du temps, mais j’ai dit oui quand on m’a demandé de reprendre le dossier de Julie. »
Là, tu peux demander : « Qu’est-ce qui a pesé dans ton oui ? » Peut-être la peur de décevoir. Peut-être l’envie sincère d’aider Julie. Peut-être l’envie d’avoir l’air compétente. C’est à elle de te le dire (elle ne le dira pas forcément de cette façon mais c’est en apprenant à écouter ce qui n’est pas dit que tu vas gagner un temps considérable dans ton management ou tes interactions clients/collègues).
Aussi profond que nécessaire, pas aussi profond que possible
C’est un repère auquel je tiens dans ma façon de former : on va aussi profond que nécessaire. Si deux services donnent des consignes contradictoires, inutile de remonter à la petite enfance de la personne coincée entre les deux. Un coup de fil entre responsables fera très bien l’affaire.
Et parfois, la question utile te concerne, toi. Je pense à une manager qui portait énormément de choses et dont l’équipe remettait régulièrement les décisions en question. En formation, elle a pu regarder ce qui se jouait entre elle et son équipe. Quand tu occupes une place pareille, une question mérite qu’on s’y arrête : « Qu’est-ce que je continue à prendre en charge alors que j’aimerais justement que les autres s’en occupent ? »
Un petit exercice pour sentir la différence
Si tu veux sentir ce que ça change, je te propose un exercice tout simple pour les prochains jours : chaque fois que quelqu’un vient te parler d’un problème, observe (discrètement) combien de temps il te faut avant de proposer une solution.
Si tu es comme la plupart des professionnels compétents que je rencontre, ce sera rapide, très (très) rapide, et c’est normal, on t’a payée pendant des années pour ça. Essaie juste, une fois ou deux, de garder ta solution pour toi et de demander plutôt : « et toi, qu’est-ce que tu en penses ? », ou bien « et si ça se réglait demain, qu’est-ce que ça changerait pour toi ? ».
Tu risques d’être surprise par tout ce que l’autre savait déjà, et tu verras que la réponse touche rarement au même endroit que la question (c’est précisément là que le vrai travail commence).
Comment se passe la formation au coaching à Nandrin ?
Chez Une touche de joie, le parcours se déroule sur huit mois : neuf journées en présentiel à Nandrin, en province de Liège, dix séances de deux heures en visio et du coaching pour toi en chemin. Les rentrées ont lieu en avril et en novembre (mais les inscriptions ont lieu toute l’année parce que tu reçois déjà du coaching pour toi et quelques surprises dès ton inscription).
Les questions qu’on me pose souvent
Faut-il vouloir devenir coach pour se former au coaching ?
Non. Tu peux garder ton métier de manager, de consultant ou de soignant et utiliser ce que tu apprends dans les échanges qui en font déjà partie. Un client te réclame une recommandation ? Avant de dégainer ta présentation, tu peux vérifier quelle décision il essaie vraiment de prendre.
Est-ce que je peux coacher quelqu’un que j’évalue ?
On ne coache pas sans demande. Cependant, la posture de coach et le coaching classique sont une simple succession de questions qui mènent à des déclics, des prises de conscience et des décisions SMART. Les outils qui travaillent sur l’inconscient, ceux qu’on t’enseigne dans notre formation au coaching, en complément du coaching classique que tu apprends aussi en parallèle avec nous, nécessitent un tout autre cadre. Mais ta connaissance des mécanismes inconscients te permettra d’accompagner plus justement.
Et si je veux devenir coach plus tard ?
Tu en auras toutes les bases. Le choix reste ouvert, et il n’a pas besoin d’être fait le jour où tu t’inscris.
Envie d’en parler ?
Si tu ressens que ma formation au coaching est une montée en compétence logique et enthousiasmante pour la suite de ta vie professionnelle, découvre le programme de ma formation au coaching et réserve un entretien.
Et si tu veux déjà creuser ce qui change quand tu troques un instant ta casquette d’expert pour celle du coach, je t’en parle dans cet article sur la posture de coach.
À vite !
Laurence
Maillage interne ajouté le 3 novembre 2026 (liens vers des articles publiés, posés sur des mots du texte).
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