La posture de coach : à l’origine de tout changement durable

La posture de coach, c’est la façon d’être en relation avec le client. Une manière de l’accompagner vers ses objectifs sans jamais décider à sa place, sans jamais conseiller, et, bien sûr, sans sortir du cadre déontologique préalablement posé. Si cette posture se compose de certaines qualités humaines et relationnelles, les soft skills, elle ne s’arrête pas là !

Sommaire

L’essence de la posture de coach

Par définition, le coach a pour objectif d’aider son client… à atteindre les siens ! En partant d’une situation donnée, présente, le coach accompagne le coaché à atteindre un objectif clair, défini, mesurable et atteignable (en bref, un objectif SMART) et l’aide à faire face aux difficultés qu’il rencontre.

La finalité du coach est l’autonomie de son client, afin que le coaché trouve ses propres réponses, prenne ses propres décisions et les assume pleinement. In fine, le coach, par sa posture d’accompagnant, permet au client de reprendre le pouvoir sur sa vie, ses choix, afin d’être acteur de son propre changement, sans jamais dépendre du coach.

Sans cette posture, un outil de coaching n’est rien d’autre qu’une technique, et ton client repart avec ta solution au lieu de la sienne.

Mais alors, qu’est-ce qui façonne la posture de coach ?

La posture de coach est un savoir être avant d’être un savoir faire : rester pleinement à l’écoute, vigilant, accueillir sans juger, et continuer d’apprendre séance après séance.

Une présence qui engage l’entièreté du coach : ses pensées, ses émotions, jusqu’à ses réactions physiques. Quoiqu’il advienne, en séance, le coach est un partenaire de réussite et surtout, un révélateur de potentiel.

Avant d’accompagner les autres, le coach fait le travail sur lui-même : thérapie, développement personnel, introspection, compréhension de la psychologie et du fonctionnement humain… Ce passage apprend au coach à mettre sa propre vision du monde de côté, à ne pas se laisser happer par celle de son client, et à repérer l’instant où il projette ses propres histoires sur la situation, afin d’être toujours neutre et objectif.

En résumé, un coach :

  • écoute sans jamais juger
  • ne conseille pas, et ne prend aucune décision à la place de son client
  • s’engage dans les objectifs de son client
  • respecte le cadre déontologique et confidentialité de la relation de coaching
  • aide son client à révéler ses ressources personnelles
    le guide vers l’autonomie, jusqu’à ne plus lui être nécessaire

Et côté client, cette posture produit des effets bien concrets :

  • des prises de conscience, parfois le fameux déclic attendu depuis des mois
  • des freins bien ancrés qui finissent par lâcher
  • un potentiel enfoui qui remonte enfin à la surface
  • un passage à l’action sur ce qu’il repoussait sans fin

Comment se construit une posture de coach ?

Écoute active, non-jugement, questionnement ouvert, souci constant de l’autonomie : oui, ce sont des fondamentaux.

Le piège, c’est de les lire comme une checklist. Parce qu’on peut avoir toutes ces qualités et ne pas savoir adopter la juste posture de coach. C’est à ça qu’on différencie le coach d’un consultant, thérapeute, mentor… ou encore d’un ami.

On répète sans cesse que la posture de coach s’apprend, se construit et se cultive, peu importe les compétences naturelles que l’on a (ou que l’on n’a pas). Et c’est véridique. C’est pour cette raison qu’une formation au coaching sérieuse ne commence pas par les outils, mais bel et bien par un apprentissage de la posture de coach, et la pratique de celle-ci.

La posture de coach se construit en coachant

Pour acquérir cette posture de coach, deux étapes sont indispensables :

  • L’apprentissage de la déontologie, du cadre et des limites du coach.
  • La pratique intensive du coaching, avec supervision continue et feedbacks.

Il n’existe pas de raccourci, si ce n’est la pratique du coaching. Encore et encore.

Chez Une touche de joie, nous apprenons aux apprentis coachs à adopter la posture, à poser un cadre de coaching. Une fois les premiers outils de coaching maîtrisés, les élèves commencent à coacher une véritable problématique avec un pair, en pro bono.

Tout au long de la formation au coaching, la pratique du coaching est encadrée et supervisée par Laurence Cordonnier et Laurie Piffero, coachs reconnues en activité. C’est ce qui façonne la posture de coach chez les élèves en formation et leur permet non seulement d’accompagner leur premier client, mais surtout de transformer leur posture, dès leurs premiers pas dans la formation.

En parallèle, chaque coach en devenir reçoit lui-même du coaching, parce que, selon nous, on ne peut pas accompagner l’humain lorsqu’on a pas soi-même effectué un travail sur soi.

Et une fois formé ? Il y a le travail personnel, celui-là ne s’arrête jamais : formation personnelle, échange avec des pairs, coaching et supervision continue. C’est ce qu’on entend par “la posture de coach se cultive”.

"En pratiquant, tu vas forcément te tromper. Et tant mieux. Se tromper en coaching, ce n'est pas un échec : c'est une hypothèse qu'on teste, qui ne marche pas, et qui rapproche de celle qui marchera. Le coaching n'est pas un examen avec une bonne réponse. C'est une enquête."
Laurence Cordonnier
Coach systémicienne et fondatrice d’Une touche de joie

La supervision, indispensable pour maintenir sa posture

Le coaching est un métier exigeant. En tant que coach, nous travaillons avec l’humain, nous l’accompagnons et l’aidons à se challenger, à se révéler, à se transformer. Mais qui challenge le coach ? Qui l’aide à se transformer, à devenir un coach encore plus impactant ?

Pour un coach, la supervision consiste à se faire lui-même coacher par un pair plus expérimenté. Cet accompagnement, indispensable, permet au coach d’ajuster son approche, de revenir sur une séance ou une réaction, de remettre en question ses habitudes et croyances, de surmonter ses propres difficultés. Car qui n’en a pas ?

Se faire superviser, c’est s’assurer d’être toujours un coach valide, sain, et capable d’accompagner les transformations de ses clients. Travailler seul, c’est confortable : c’est le meilleur moyen de ne jamais être confronté à ses angles morts. Ainsi, c’est aussi le meilleur moyen de tomber dans les dérives du métier de coach.

Penser qu’un coach expérimenté peut se passer de supervision est également un piège. Un coach qui exerce depuis 15 ans a simplement des défis différents de ceux d’un débutant, pas moins. La supervision doit faire partie de la carrière d’un coach, du début à la fin.

Apprends à adopter la posture de coach

Envie de te former au métier de coach ? Tenir l’espace, poser les vraies questions, ne jamais décider à la place de l’autre : ça s’apprend, et chez Une touche de joie, ça se pratique dès les premiers jours.

Notre formation au coaching t’enseigne la posture de coach et te met plus de 70 outils de coaching entre les mains pour ne jamais être coincé en séance.

posture de coach contre transfert

Comment savoir si ta posture de coach est juste ?

La posture de coach n’est pas seulement une exigence professionnelle, c’est une protection. Une protection pour ton client, qui ne repartira pas avec tes projections. Et pour toi, qui ne rentreras pas chez toi avec des valises qui appartiennent à ton client.

Voici quelques signes d’une posture qui glisse, et d’un accompagnement qui devient dangereux :

  • Tu suggères une solution, impose ton point de vue, conseille, parfois
  • Certaines séances basculent sur le sujet de la santé mentale (traumas, deuils, phobies, anxiété, burnout…)
  • Tu deviens impatient vis-à-vis des résultats de ton client et/ou tu ne respectes plus son rythme
  • Tu ressens le syndrome du sauveur vis-à-vis ton client
  • Ton client ne sait plus prendre de décision sans ton avis (rappelons-le, un coach n’est pas censé donner son avis)

Trois questions pour faire le point après un coaching

Si tu souhaites faire le point sur ta posture, voici quelques questions à te poser après ta prochaine séance de coaching :

1. Mon client a-t-il trouvé ses propres réponses, ou l’ai-je orienté vers les miennes ?

Il existe mille façons de refiler son avis l’air de rien. La question orientée (“et si tu essayais plutôt de… ?”, “as-tu déjà pensé à … ?”), la reformulation qui penche subtilement vers ton point de vue, le hochement de tête approbateur pile au bon moment.

Regarde aussi l’autre côté : lui as-tu demandé d’analyser, d’expliquer ce qu’il traversait ? À trop pousser ton client à interpréter certains éléments spécifiques, tu l’invites à rationaliser certains événements, qui parfois, appartiennent à l’inconscient. Es-tu outillé pour coacher l’inconscient ?

2. Pendant mes silences, que se passait-il réellement ?
Il est important de savoir tenir ses silences en coaching. C’est un fait. Mais, pendant que ton client cherchait sa réponse, où étais-tu ? Posé, à lui laisser tout l’espace pour réfléchir et trouver ses propres solutions ?

Ou en train de trépigner, à attendre le moment où il tomberait enfin sur LA bonne réponse, (d’après toi) ?

3. Cette séance a-t-elle réveillé quelque chose en moi ? Si oui, quoi ?
Parfois, un client partage son histoire et quelque chose s’éveille en toi (ex : une peur de décevoir, une envie de plaire, de l’agacement, un schéma que tu as toi-même vécu).

C’est humain, nous avons tous nos parts d’ombre. À toi de repérer les tiennes et de travailler dessus.

La place du contre-transfert en coaching

Le terme est emprunté à la psychanalyse. En coaching, le contre-transfert désigne l’ensemble des réactions qu’un client déclenche chez son coach : émotions, jugements, envies d’intervenir, de donner son avis, élan de sympathie ou agacement. Autant de mouvements intérieurs qui, s’ils passent inaperçus, finissent par s’immiscer dans l’accompagnement.

Le contre-transfert peut être conscient ou inconscient, et c’est dans ce second cas qu’il devient délicat. Le coach s’impatiente alors sans motif apparent, se surprend à vouloir sauver son client, ses interventions s’en voient biaisées.

L’objectif n’est pas de faire disparaître le contre-transfert. Bien identifié, il devient même une information précieuse pour le coach ! Le travail consiste à le repérer assez tôt pour ne pas confondre ce qui appartient au coach avec ce qui appartient au client.

Tu remarqueras que c’est exactement ce qu’on travaille chez le coaché. Quand quelqu’un se sent durablement à côté, différent, illégitime, il porte souvent quelque chose qui ne lui appartient pas. C’est notamment ce que l’on travaille en coaching systémique.

Ce discernement demande du recul, de l’humilité, et un endroit où déposer ce qui a été vécu. C’est aussi ce qui explique pourquoi un coach qui n’accompagne que ce qu’il a lui-même traversé prend un risque de projection important. Le sujet est développé dans notre article sur les dangers du métier de coach.

Les limites de la posture de coach

Le coach répond de son accompagnement : du cadre qu’il pose, des questions qu’il ouvre, du bon outil de coaching utilisé au bon moment. Il ne répond pas de la vie de son client, de ses décisions ni de leurs conséquences. La nuance est énorme !

Concrètement, le coach crée les conditions pour que son client y voie clair et remette du mouvement là où tout s’était figé.

Ce qu’il s’interdit est tout aussi clair : décider à sa place, porter ses choix, partager ses expériences et donner son avis (à l’exception des coachs business, par exemple, qui sont littéralement sollicités pour ça, mais c’est un autre sujet).

Savoir arrêter un accompagnement fait partie du métier

Interrompre, ou refuser de commencer, relève de la posture autant que conduire un accompagnement jusqu’au bout. Et pour savoir quand, une seule question suffit : le coaching sert-il toujours mon client ?

Parfois, le coaching n’est plus la meilleure option. C’est notamment le cas lorsque l’objectif est atteint : un accompagnement qui a réussi se termine (rappelons-le, il s’agit de la finalité du coach : l’autonomie du client), ou lorsqu’il est question d’une souffrance psychique, où le coach n’a pas à diagnostiquer, juste à reconnaître qu’un thérapeute sera plus compétent.

C’est aussi le cas lorsque le client entame une dépendance vis-à-vis du coach, lorsqu’il ne s’implique pas assez, ou encore quand le coach lui-même projette trop et que la supervision n’y change rien.

Reconnaître ce type de moment, et agir en conséquence, en dit plus long sur la maîtrise d’un coach que sa capacité à retenir un client.

Aller plus loin dans sa pratique du coaching

Tu l’as sans doute déjà vécu : un vrai déclic en séance, des actions posées, une motivation sans faille… et deux mois plus tard, le client qui revient avec le même blocage. Le mental a compris, l’inconscient persiste.

C’est souvent là que la posture de coach, et les outils de coaching classique, atteignent leur limite. Quand le nœud est logé dans l’inconscient ou dans le système du client, aucune question, aussi juste soit-elle, ne suffit à le défaire.

Dans la formation au coaching Une touche de joie, tu repars avec plus de 70 outils, dont certains rarement réunis ailleurs : le coaching systémique et les constellations familiales, l’EFT, le Peter Koenig System… Et surtout une méthode de coaching qui agit sur les trois niveaux de transformation, le conscient, l‘inconscient individuel et l‘inconscient collectif. De quoi ne plus jamais rester coincé, quelle que soit la porte que ton client ouvre.

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Des questions sur la posture de coach ?

Il n’existe pas de durée exacte. La posture s’acquiert par la pratique : plus tu coaches, plus elle devient naturelle. Elle ne s’installe pas au bout d’un nombre de jours de formation, mais se construit séance après séance.

La supervision est indispensable pour recevoir des feedbacks et ajuster, car elle te permet de voir ce que tu n’as peut-être pas remarqué lors de ta séance. Ainsi, elle n’est réservée à aucun niveau d’expérience.

La posture de coach développe l’autonomie précisément parce qu’elle pousse le client à trouver ses propres réponses.

Le coach ne souffle aucune solution, s’interdit le conseil et ne décide jamais à la place de la personne accompagnée.

Pour avancer, le client n’a donc pas d’autre choix que de puiser dans ses propres ressources, de formuler sa réponse et de trancher lui-même.

La posture de coach s’adapte en réglant un curseur, jamais en modifiant le cadre.

Trois réglages principaux entrent en jeu.

  • Le rythme, calé sur la vitesse à laquelle la personne intègre ce qui se passe.
  • La profondeur du questionnement, selon ce qu’elle est prête à regarder en face.
  • Le niveau de confrontation, qui suppose une alliance déjà solide pour ne pas fragiliser la relation.

En coaching d’équipe, un quatrième réglage s’ajoute : la lecture des dynamiques collectives.

La juste posture se construit en coachant de vraies personnes, avec des retours en direct sur sa pratique.

Une bonne formation au coaching fait donc pratiquer rapidement plutôt que d’empiler la théorie.

Une touche de joie forme des coachs en Belgique et en France sur ce principe : pratique dès les premiers jours, plus de 70 outils maîtrisés, et un accompagnement personnalisé du début à la fin.

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