Coach ou charlatan : les red flags pour reconnaître un mauvais coach
Le coaching personnel n’a jamais été autant à la mode. Et, en soi, c’est une excellente nouvelle : ça veut dire que de plus en plus de personnes osent se faire accompagner plutôt que de tout porter seules.
Mais, en réalité, plus il y a de coachs sur le marché, plus il y a de chances de tomber un professionnel mal formé, pas assez expérimenté… ou carrément charlatan. D’autant plus que le métier de coach n’est pas réellement encadré en France et en Belgique.
Dans cet article, je ne vais pas te donner une liste de red flags (enfin, si, mais pas que). Je vais aussi t’aider à comprendre ce qui fait qu’un accompagnement devient toxique, et surtout, comment faire la différence entre inconfort utile et véritable dérive professionnelle.
Parce que, non, ce n’est pas forcément toi qui “résistes au changement”. Et oui, tu dois te sentir respectée dans ton coaching.
Sommaire
Est-ce normal de douter de son coach ?
Oui. Et c’est même plutôt bon signe !
Douter de ton coach, ce n’est pas un échec, ni le signe que tu « sabotes ton propre succès » (si on t’a dit ça, premier red flag). C’est avant tout le signe que tu es lucide, responsable, que tu prends ta vie au sérieux, et que tu as la capacité de remettre en question une autorité. Autrement dit, non : tu n’es pas une cliente “difficile”.
Un bon coach n’a pas peur de tes doutes. Il les accueille, te pose les bonnes questions, te confronte à tes contradictions, et t’aide à trouver tes propres réponses.
Le doute n’est pas le problème. Le silence l’est.
Attention à ne pas confondre :
- la résistance normale au changement : inconfort ponctuel, peur d’avancer, peur du changement, zones sensibles qui s’ouvrent,
- avec un problème de posture du coach (méfiance, pression, jugement, culpabilisation, intrusion).
Le coaching, c’est un travail collaboratif entre ton coach et toi. Alors, si tu as des doutes à un moment, tu dois sentir que tu peux en parler à ton coach. C’est un signe que tu ressens encore un frein, peut-être un blocage psychologique inconscient, et c’est ok ! Le coach est justement là pour t’aider à lever ces blocages.
Pour t’aider à faire la différence, la résistance face au changement, tu la ressens face à toi-même. La dérive du coach, tu la ressens dans la relation. C’est aussi ok d’arrêter ton coaching si ça dépasse tes limites, et même sans “preuve rationnelle” (oui, ton intuition est suffisante).
À quoi sert vraiment un coach personnel ?
Avant de chercher à reconnaître un mauvais coach, posons les bases ! Un coach est là pour t’aider à reprendre le pouvoir sur ta vie, pas à te le reprendre.
Le coaching repose sur un cadre clair. Dès la première séance, ton coach doit poser les bases : confidentialité, nombre de séances, objectifs de l’accompagnement, tarifs. Ce cadre, c’est ce qui te protège et ce qui garantit que tu peux te livrer en toute sécurité.
Une fois le cadre posé, le coach est là pour :
- t’aider à identifier ce qui te bloque (schémas, croyances, peurs)
- t’aider à retrouver de la clarté et de l’autonomie
- te remettre en mouvement vers tes objectifs
- te responsabiliser et t’aider à trouver tes propres solutions
- te remettre aux commandes de ta vie, sans décider à ta place
Si, au fil des séances, tu te sens plus claire, plus autonome, plus capable de décider seule, c’est plutôt bon signe !
Le coach n’est pas là pour :
- te donner son avis sur ta vie, te dire quoi faire ou te donner des solutions toutes faites (ce n’est pas un consultant)
- te réparer, prendre ta vie en main ou porter tes fardeaux à ta place (ce n’est pas un saveur)
- réveiller tes traumatismes et rouvrir ton passé sans consentement clair (ce n’est pas un psy)
Si tu vis un trauma en cours (dépression, deuil récent, agression), c’est d’un professionnel de santé dont tu as besoin, pas un coach.
Le coaching repose sur une relation d’égal à égal, dans un cadre clair. Même si la relation peut être chaleureuse, elle reste professionnelle, cadrée, avec une méthodologie claire. Dès que cet équilibre disparaît, on sort de la relation de coaching.
Les red flags d’un coach toxique
Un coach toxique, ce n’est pas forcément quelqu’un de malveillant. Souvent, c’est quelqu’un de mal formé, qui n’a pas la posture juste, ou qui projette ses propres blessures sur ses clients. Voici les signes concrets qui doivent te mettre la puce à l’oreille.
Le coach qui dépasse les limites du cadre
Un bon coach respecte le cadre du coaching. Si ton coach commence à creuser dans des sujets douloureux (enfance, relations passées, blessures profondes) sans que tu aies demandé quoi que ce soit, c’est un red flag énorme.
À moins qu’il ait suivi une formation, un coach n’est pas formé pour “traiter” le passé comme un thérapeute, et n’a pas à te replonger dans tes traumas. En coaching systémique, on peut aborder l’inconscient et les schémas répétitifs. Mais on le fait toujours avec précaution : on n’ouvre jamais une porte sans avoir les outils pour refermer ce qui en sort.
Un coach qui n’est pas formé aux outils de coaching systémique peut rouvrir des blessures sans savoir comment t’aider à les apaiser. Et ça, par exemple, c’est extrêmement dangereux.
✅ Ce qui est normal : le coach pose des questions qui te challengent, qui te font sortir de ta zone de confort.
❌ Ce qui ne l’est pas : le coach fouille dans ton passé de façon non sollicitée, te fait revivre des traumas, ou insiste pour que tu partages des choses que tu ne veux pas partager.
Le coach qui fait de son vécu une vérité générale
Une autre dérive (trop) fréquente : le coach qui sait mieux que toi. Par exemple :
- son expérience personnelle devient une vérité universelle
- il interprète ta situation sans te laisser d’espace
- il te dit ce que tu devrais faire, penser ou décider, parfois de manière implicite
- il invalide ton ressenti (“non, en fait, ce que tu ressens, c’est…”)
Un coach toxique pourrait te dire : “J’ai vu un divorce, moi aussi. Je sais ce que tu vis, je suis passé par là. Quand on divorce, on croit être triste, mais en fait on est surtout frustré.”
Sur le moment, ça peut sembler rassurant. Tu te dis qu’il te comprend. En réalité, il projette sa propre histoire sur toi (il te parle de lui, pas de toi). Et, sans forcément s’en rendre compte, il sort du cadre du coaching.
Attention : si une coach se positionne comme spécialiste des femmes victimes de pervers narcissiques car elle l’a été, demande-toi : est-ce que cette personne est aujourd’hui pleinement sortie de cette histoire ? Ou est-ce qu’elle est encore en train de réparer sa propre blessure à travers ses clientes ?
Un coach peut évidemment avoir vécu des épreuves (ex : devenir parent, lancer une entreprise…) . Et oui, cela peut parfois enrichir son regard. Mais seulement si ces expériences ont été travaillées, digérées, dépassées. Sinon, le risque de projection est réel.
Le coach qui ne prend aucune responsabilité
« Tu n’avances pas ? C’est de ta faute, tu n’es pas prête.
Tu n’as pas atteint tes objectifs ? C’est que tu résistes au changement.
Tu te sens perdue ? C’est que tu « ne t’impliques pas assez ». »
C’est non.
Si ton coach rejette toute la responsabilité sur toi, c’est un gros red flag. Oui, tu as une part de responsabilité dans ton coaching. C’est toi qui fais le travail, qui prends les décisions, qui passes à l’action. Mais le coach a aussi une responsabilité : celle de t’accompagner avec méthode, de s’adapter à ton rythme, et de te proposer des outils adaptés à ta situation.
Un coaching, c’est une coopération. Si ça ne fonctionne pas, c’est peut-être parce que la méthode n’est pas adaptée, parce que la relation n’est pas alignée, ou parce que le coach n’a tout simplement pas les compétences pour t’accompagner.
Tu es coach… et parfois tu sens que tu atteins les limites de ta boîte à outils ?
Écris-nous. On prendra le temps de comprendre les situations qui te challengent et on t’orientera vers la formation qui t’aidera à accompagner avec plus de justesse, d’efficacité et d’alignement.
Maintenant, parlons résultats. Parce qu’un coach qui ne s’engage sur rien, c’est aussi un problème. Il y a une différence énorme entre une promesse en l’air, un résultat irréaliste et un résultat réaliste.
- Une promesse en l’air, c’est, par exemple : « Tu ne seras plus jamais malheureuse. » Personne ne peut te garantir ça (et si quelqu’un te le promet, fuis).
- Un résultat irréaliste, c’est : « Tu vas trouver l’amour » ou « Tu vas gagner 10 000€ par mois dans 3 mois. » Un coach ne peut pas prédire ce qui ne dépend ni de toi, ni de lui.
- Un résultat réaliste, c’est : « Si tu es dans le flou aujourd’hui, à la fin de cet accompagnement, tu auras une clarté sur ce que tu veux vraiment. » ou « On va lever les blocages qui t’empêchent d’avancer. »
Un coach compétent sait ce qu’il peut t’apporter. Il s’engage sur un processus, pas sur des miracles.
Parfois, ça commence avant le coaching…
Les red flags d’un coach ne se révèlent pas toujours pendant le coaching. Certains signaux apparaissent dès le premier contact.
Par exemple : une pression pour décider tout de suite, un discours qui dénigre les autres coachs (« les autres méthodes ne fonctionnent pas, la mienne si »), ou encore une avalanche d’arguments pour te convaincre au lieu de te laisser te fier à ton ressenti…
Tu pourrais te dire : « D’accord, c’est un mauvais vendeur, mais pas forcément un mauvais coach. »
Sauf que forcer la vente, c’est déjà ne pas respecter ton rythme. Et si ton coach ne respecte pas ton mode de fonctionnement et te met la pression dès le départ, comment peut-il prétendre t’accompagner à ton rythme par la suite ?
Tu choisis un coach parce que tu te sens en confiance, alignée, respectée. Cette posture de coach s’apprend, se travaille et se supervise tout au long de la carrière d’un coach. C’est ce que nous transmettons dans la formation au coaching Une touche de joie : une juste place, des outils puissants et une supervision continue.
Comment choisir un coach de confiance sans te tromper ?
Choisir un coach, c’est avant tout choisir une personne, une approche et une relation ! Et pour faire le bon choix, tu peux t’appuyer sur des critères objectifs (et aussi sur ton intuition).
- Sa capacité à faire mouche. Dès le premier échange, quelque chose résonne. Une question qui te touche ou une phrase qui te crée un déclic. Si tu ressors de l’appel découverte avec déjà une prise de conscience, c’est bon signe.
- Sa supervision. Un coach ne travaille jamais seul. Il fait partie d’un réseau de pairs pour travailler sur lui-même et prendre du recul sur ses accompagnements. C’est ce qui lui permet de maintenir sa posture de coach.
- Sa formation. Un coach compétent a forcément suivi une formation sérieuse. N’hésite pas à lui demander où il s’est formé, auprès de qui, et à vérifier ces informations avant de travailler avec.
- Son approche. Un bon coach sait expliquer pourquoi il travaille avec telle ou telle méthode. Chez Une touche de joie, nous travaillons en grande partie avec les outils du coaching systémique, qui aident à désamorcer les blocages inconscients.
Un cadre posé dès le départ. Nombre de séances, tarifs, confidentialité, objectifs. Si ton coach te propose un accompagnement sans rien de formalisé, fuis.
Et puis, il y a ton intuition
Tu peux cocher toutes les cases, si ton intuition te dit « non », écoute-la. Le ton, la posture, l’énergie : tout ça compte. Tu dois te sentir en sécurité, respectée, entendue.
Mais attention : sympathique ne veut pas dire compétent. Tu choisis un humain, oui, mais un humain formé, structuré, avec une vraie posture professionnelle.
Chez Une touche de joie, si tu n’es pas convaincue par ton coach après les premières séances, tu repars de zéro avec un nouveau coach, gratuitement ! Parce que tu mérites un accompagnement qui te correspond vraiment.
Fais le point avec un coach pour y voir clair
Peut-être que tu es en plein doute sur ton coaching actuel. Peut-être que tu hésites à te lancer, mais tu ne sais pas par où commencer. Peut-être que tu te demandes juste si le coaching est vraiment fait pour toi.
Et si on prenait un moment pour en parler ?
Je réponds à tes questions
Mon coach me met mal à l'aise : c'est un red flag ?
Oui ! Il y a une différence énorme entre te challenger et te mettre mal à l’aise.
Un bon coach te pousse à sortir de ta zone de confort, te confronte à tes contradictions, te pose des questions qui dérangent. C’est inconfortable, oui. Mais c’est un inconfort productif, nécessaire pour changer !
Si ton coach te met mal à l’aise, si tu te sens jugée, rabaissée, infantilisée, ou si tu as peur de dire ce que tu ressens vraiment, ce n’est plus du coaching. Et tu as le droit de partir ! Pour aller plus loin sur ce sujet, je t’invite à lire notre article sur les dangers du coaching.
Combien de séances avant de savoir si ça ne fonctionne pas ?
Il n’y a pas de règle absolue, et cela dépend de la méthode de chaque coach. Nos coachés ont des résultats entre 5 et 7 séances.
Si après plusieurs séances, tu te sens plus confuse, plus perdue, ou si absolument rien ne bouge, pose-toi la question : est-ce que c’est moi qui résiste, ou est-ce que cet accompagnement n’est tout simplement pas adapté ? Et dans ces deux cas, tu es censée pouvoir en parler à ton coach !
Chez Une touche de joie, on sait que la relation de coaching est déterminante pour déboucher sur une transformation. C’est pourquoi si tu n’es pas convaincue par ton coach, tu peux recommencer avec un autre coach, gratuitement. Tu ne restes pas coincée avec quelqu’un qui ne te correspond pas.
Comment être sûre que ce n’est pas une simple résistance au changement ?
C’est LA question que tout le monde se pose. Et c’est normal d’hésiter.
Se sentir inconfortable, c’est normal. Le coaching te sort forcément de ta zone de confort (sans ça, il n’y aurait pas de transformation). Tu te poses des questions que tu évitais avant, tu regardes des choses que tu préférais ignorer. C’est déstabilisant (parfois même effrayant, je te l’accorde). Mais c’est productif.
Se sentir affaiblie, ce n’est pas normal. Si tu sors des séances avec moins d’estime pour toi, plus de confusion, un sentiment de dépendance, de culpabilité ou d’emprise, ce n’est plus de l’inconfort, c’est de la toxicité.
Est-ce grave de changer de coach ?
Pas du tout. Changer de coach, c’est reconnaître que :
- la relation ne fonctionne pas (et une relation, ça se vit à deux),
- la méthode n’est pas adaptée à ton besoin du moment,
- ou que tu as simplement évolué… et que tu as besoin d’autre chose aujourd’hui.
Si tu te forces avec ton coach, ce n’est déjà plus un accompagnement sain.
Chez Une touche de joie, on l’assume à 100% : si tu n’es pas convaincue par ton coach, tu repars de zéro avec un autre coach de notre équipe, gratuitement.
Une dernière question ? Réserve un appel avec Laurence et découvre si la méthode Une touche de joie est faite pour toi.
