Blocages psychologiques inconscients : pourquoi tu bloques malgré tes efforts (et comment t’en libérer)
Peur du regard des autres, peur de perdre le contrôle, peur de manquer, peur d’être confronté, peur de l’abandon, peur d’être jugée, peur de ne pas être à la hauteur, peur de l’échec, loyautés cachées, culpabilité… Ça te parle ?
Fruit de circonstances (peur de parler en public, gêne, évitement d’une situation), de croyances (parfois totalement irrationnelles et parfaitement inconscientes), de schémas qui se perpétuent par tradition (“on a toujours fait comme ça”), de loyautés inconscientes… ces blocages psychologiques inconscients peuvent sacrément te gâcher la vie.
Dans cet article, je ne parle même pas de troubles obsessionnels ni d’anxiété profonde, je ne suis pas spécialiste de la santé mentale. Par contre, je suis coach systémicienne et fondatrice de l’Académie de coaching Une touche de joie.
Et je vais te montrer pourquoi comprendre ce qui te bloque ne suffit pas à te libérer, comment ton inconscient te sabote même quand tu voudrais avancer, et surtout : comment surmonter ces blocages invisibles.
Sommaire
Les blocages psychologiques inconscients, kézako ?
Un blocage psychologique inconscient, c’est une réaction automatique (émotionnelle et corporelle) qui se déclenche quand ton système nerveux perçoit un risque. Autrement dit, c’est une protection que ton inconscient a mise en place pour te garder en sécurité, souvent à partir d’expériences passées où agir comportait un risque.
Ton système nerveux n’a qu’un seul objectif : te maintenir en vie.
Pour ça, il évalue en permanence ton environnement à la recherche de signaux de danger. Et quand il en détecte un, il active une réponse automatique de protection : fight (combattre), flight (fuir), freeze (se figer). Que tu peux aussi comprendre comme l’auto-sabotage, l’évitement, le retrait.
Le problème, c’est que ton système nerveux n’est pas super doué pour faire la différence entre un danger réel et un danger perçu.
Entre un lion qui te court après et une salle de réunion où tu dois prendre la parole. Pour lui, les deux déclenchent les mêmes signaux d’alerte, le même niveau de stress.
Même si aujourd’hui il te pourrit la vie, ton blocage n’est pas contre toi. Il est pour toi.
D’où viennent les blocages psychologiques inconscients ?
Les blocages psychologiques inconscients prennent racine dans des expériences passées, souvent répétées, où ton système nerveux a appris qu’une certaine action représentait un danger. Pas forcément un danger réel, mais un danger perçu : rejet, jugement, perte d’amour, exclusion.
Les blocages ne sont pas toujours liés à des traumatismes au sens classique (même si un trauma peut être à l’origine d’un blocage). Parfois, c’est juste l’accumulation de petits moments où tu as compris, implicitement, ce qui était acceptable ou dangereux dans ton environnement.
Si, enfant, tu as été punie ou rejetée plusieurs fois pour avoir exprimé une émotion, ton inconscient en tire une conclusion simple : « C’est dangereux de faire ça. »
D’autres exemples concrets :
- « Tu parles trop, tais-toi un peu. » = Blocage à prendre la parole
- « Ne te vante pas, c’est malpoli. » = Difficulté à te mettre en avant
- « Arrête de pleurer, tu n’es pas un bébé. » = Blocage émotionnel
En résumé, ton système nerveux enregistre : « Si je fais X, il se passe Y (danger). Donc je dois éviter X. » Et des années plus tard, même si le contexte a totalement changé, même si rationnellement, tu sais qu’il n’y a plus de danger, la réaction automatique reste présente.
Comment reconnaître un blocage psychologique inconscient ?
Tu reconnais un blocage psychologique inconscient à cette sensation précise : tu sais ce qu’il faudrait faire, tu en comprends l’importance, mais tu ne passes pas à l’action. Ou tu passes à l’action puis tu te sabotes sans le vouloir.
Des exemples ?
- Tu procrastines systématiquement sur certains sujets précis
- Tu « oublies » des rendez-vous importants ou des deadlines
- Tu trouves toujours une bonne raison pour reporter
- Tu répètes les mêmes schémas malgré tes bonnes résolutions
- Tu as l’impression de t’auto-saboter
Au niveau émotionnel, certains signes ne trompent pas :
- Sensation de gorge serrée ou de poids sur la poitrine
- Fatigue soudaine dès que tu avances sur un projet
- Irritabilité inexpliquée quand on aborde certains sujets
- Peur disproportionnée par rapport à la situation réelle
Le point commun de tous ces signes, c’est l’écart entre ce que tu veux consciemment et ce que tu fais réellement.
Les schémas familiaux et loyautés invisibles
Les blocages psychologiques inconscients ne sont pas seulement personnels. Ils sont aussi relationnels et systémiques.
Tu peux bloquer non pas à cause de ce que tu as vécu directement, mais à cause de ce que tu as absorbé de ton environnement. On appelle ça les loyautés invisibles : des règles non-dites, des valeurs implicites, des interdits familiaux que personne n’a jamais formulés clairement mais que tout le monde respecte.
Les questions que ton inconscient se pose :
- “Si je réussis mieux que mes parents, est-ce que je les trahis ?”
- “Si je change, est-ce que je vais perdre l’amour de mes proches ?”
- “Est-ce que j’ai le droit d’être heureuse, alors que ma mère ne l’était pas ?”
Ces questions sont rarement conscientes. Mais elles affectent directement tes choix de vie et ta santé mentale. Tu peux te retrouver à saboter ta réussite, à rester dans une situation frustrante, ou à ne jamais vraiment t’autoriser le bonheur… par loyauté inconsciente envers ton système familial.
C’est d’ailleurs là qu’intervient le coaching systémique : identifier et dénouer ces loyautés invisibles qui t’empêchent d’avancer. Parce que tu ne peux pas changer ce que tu ne vois pas.
L’auto-sabotage inconscient
Ou quand tu fais ce qu’il faut… mais que ça bloque quand même.
L’auto-sabotage inconscient est particulièrement vicieux parce qu’il est invisible. Tu n’as pas l’impression de t’auto-saboter. Tu as même l’impression de faire de ton mieux. Et c’est vrai : consciemment, tu fais de ton mieux.
Mais ton inconscient, lui, met des bâtons dans les roues. Tu ne vois pas de quoi je parle ?
- Tu tombes malade ou fatiguée pile quand tu dois agir (manifestation physique du blocage)
- Tu pourrais demander une promotion mais tu trouves toujours que « ce n’est pas le bon moment » (et finalement, c’est jamais le bon moment)
- Tu rencontres quelqu’un qui te plaît vraiment mais tu deviens distante du jour au lendemain
- Tu as peur du regard des autres au point de ne plus être toi-même (et de te dire « mais pourquoi j’ai dit ça ?« )
Résultat des courses ? Une sensation frustrante de stagnation. Tu as l’impression de tourner en rond et de ne pas exploiter tout ton potentiel.
À force, ces blocages finissent par coûter cher :
- perte d’élan et de confiance,
- impression de passer à côté de ta vie,
- culpabilité et fatigue émotionnelle,
- sentiment de ne pas être pleinement à ta place.
Ça serait tellement confortable de larguer ces valises inconscientes, tu ne trouves pas ? Sans éprouver d’anxiété, sans rythme cardiaque qui s’affole, sans peur de perdre le contrôle, sans peur exagérée…
Rassure-toi, pépite : c’est possible. Et je suis là pour ça.
Comment surmonter un blocage inconscient ?
Comprendre un blocage inconscient, ce n’est pas le désactiver. Tu peux savoir exactement d’où vient ton blocage, identifier la situation qui l’a créé, analyser tous les mécanismes… et continuer à bloquer exactement de la même manière.
Pourquoi ? Parce qu’un détail du présent peut réactiver un schéma ancien, même si les deux situations n’ont objectivement rien à voir. C’est ton subconscient qui fait des liens que ton conscient ne voit pas.
C’est probablement l’information la plus importante de cet article : ton système nerveux ne se rassure pas avec des explications, il se rassure avec des preuves de sécurité.
Ce que ton inconscient attend vraiment pour lâcher la protection :
- Des preuves concrètes qu’il n’y a plus de danger
- Des expériences où tu agis ET où il ne se passe rien de grave
- Une répétition suffisante de ces expériences pour réécrire l’apprentissage (créer de nouvelles habitudes)
- Un espace sécurisé pour explorer ces nouvelles possibilités
| Ce qui ne fonctionne pas | Ce qui fonctionne |
|---|---|
| Se forcer, “dépasser sa peur” par la volonté | Avancer progressivement avec sécurité, étape par étape |
| Comprendre intellectuellement le blocage | Travailler avec le corps et le système nerveux (approche somatique) |
| Ignorer ou minimiser le blocage | Accueillir et écouter ce que le blocage protège (attitude bienveillante) |
| Chercher à “éliminer” rapidement le blocage | Créer de nouvelles expériences de sécurité (processus progressif) |
| Rester seule face à ses difficultés | Se faire accompagner par un coach formé |
| Juger ses émotions dites “négatives” | Accepter et accueillir toutes les émotions (pleine conscience) |
C’est précisément l’objectif du coaching systémique qu’on utilise chez Une touche de joie, et qui travaille avec le corps et le système nerveux (et pas seulement avec le mental). Il ne s’agit pas de te forcer, de « pousser au-delà de ta peur », ni de faire comme si le blocage n’existait pas, mais de travailler en collaboration avec ton système nerveux.
L’approche qui débloque vraiment : le coaching systémique
Et si je l’ai choisie, c’est parce qu’elle va là où les autres approches s’arrêtent : elle travaille avec l’inconscient, le système nerveux, et les dynamiques relationnelles (comme les constellations familiales systémiques) qui maintiennent le blocage en place.
L’approche systémique cherche d’abord à comprendre :
- Qu’est-ce que ce blocage protège ?
- Quelle loyauté invisible maintient-il ?
- Quel danger (réel ou perçu) essaie-t-il d’éviter ?
- Quelle blessure traduit-il ?
Sans rouvrir tes blessures, cette approche de coaching utilise des outils puissants qui permettent à ton corps de ressentir concrètement qu’il n’y a plus de danger. C’est cette expérience, cette nouvelle activité du système nerveux, qui permet à l’inconscient de lâcher prise.
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Si tu veux en apprendre davantage sur cette approche de coaching, et voir si cette approche te correspond, je t’invite à réserver un appel découverte avec moi, gratuitement et sans engagement.
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Je réponds à tes questions
Quelle est la différence entre un blocage conscient et inconscient ?
Ton conscient, c’est ce que tu penses, analyses, décides. C’est la partie de toi qui lit cet article en ce moment. Par exemple : “Je n’avance pas parce que je manque de temps.”.
Ton inconscient, lui, c’est tout ce qui se passe en dehors de ta conscience : tes réflexes, tes réactions émotionnelles automatiques, tes comportements “par défaut”.
Ton conscient peut vouloir quelque chose à fond (prendre la parole en public, changer de job, lancer ta boîte) pendant que ton inconscient tire le frein à main.
Si, à un moment de ta vie, ton cerveau a enregistré qu’une situation est risquée (être vue, réussir, parler, oser dire non…), il peut déclencher un blocage même si aujourd’hui tu sais pertinemment que tu en es capable.
C’est pour ça que tu peux te dire « allez, cette fois je suis un régime » et te retrouver à commander Uber Eats 4 fois dans la semaine parce que “ton frigo est vide”.
Comment identifier un blocage psychologique ?
Tu peux suspecter un blocage psychologique inconscient quand il y a un décalage répétitif entre ce que tu veux et ce que tu fais réellement.
Quelques signes qui ne trompent pas :
- Tu sais exactement ce qu’il faudrait faire, mais impossible de passer à l’action
- Tu procrastines toujours sur les mêmes sujets (et tu te détestes pour ça)
- Tu sabotes tes projets juste avant qu’ils aboutissent
- Tu répètes les mêmes schémas malgré toutes tes prises de conscience
Ce n’est pas un problème de motivation ou de volonté. C’est ton système nerveux fait son job, même si c’est contre-productif aujourd’hui. Et c’est exactement pour ça que faire appel à un coach peut tout changer.
Si tu veux faire le point sur tes blocages, réserve un appel découverte. Et on voit si un accompagnement peut t’aider à débloquer tout ça.
Coaching ou thérapie : quelle approche choisir ?
Tu as peut-être déjà vécu une prise de conscience majeure en séance de thérapie. Tu comprends enfin d’où vient ton blocage, tu te sens libérée, soulagée, sur le coup.
Et puis deux semaines plus tard… le blocage est de retour. Ce n’est pas parce que tu as « mal fait le travail ».
Une thérapie peut t’aider à prendre conscience de tes blocages et à les analyser. Comprendre, c’est un processus mental, conscient. Ça se passe dans le cortex préfrontal, la partie « récente » de ton cerveau, celle qui analyse et raisonne de manière cognitive. Mais ton blocage, lui, est logé dans ton inconscient. C’est là que la thérapie (ou le coaching classique) a souvent ses limites : tu ne peux pas raisonner ton système nerveux. Tu peux seulement lui montrer, par l’expérience, qu’il n’y a plus de danger réel.
Alors, coaching ou thérapie ?
La thérapie est indiquée quand il y a une atteinte à ta santé mentale : dépression, anxiété sévère, troubles du comportement, traumatismes lourds qui nécessitent un cadre médical. Si ton fonctionnement quotidien est gravement altéré, consulte un thérapeute ou un psychologue.
Le coaching, lui, s’adresse à des personnes valides qui traversent une difficulté, un blocage, une transition. Tu veux avancer, tu veux débloquer une situation précise, tu veux retrouver ton élan.
Ce n’est pas une question de hiérarchie (l’un n’est pas « mieux » que l’autre). C’est une question d’objectif et de besoin. Et d’ailleurs, les deux approches sont parfaitement complémentaires.
Si tu te demandes ce qui est pertinent pour toi, on peut en parler ensemble lors d’un appel découverte, gratuit et sans engagement. Je te dirai en toute franchise si le coaching peut t’aider.
